vendredi 18 juin 2021

Des petits dessins en attendant les grands...

 J'écris des trucs, des fois, le soir, quand le petiot tète. 

C'est en tout petit sur le téléphone, c'est pas super pratique, c'est chiant à relire. À chaque fois je me dis "demain, je le retape sur l'ordinateur et je le publie". Et puis demain, reste demain. Pas que je procrastine, mais aujourd'hui est toujours bien rempli et demain continue d'attendre son tour.

Alors en attendant que demain et aujourd'hui se mettent d'accord pour se partager un peu les tâches, je vous partage quelques croquis plus ou moins récents.

 

Ceux-ci sont d'après photo, réalisés pendant un cours de pochades en compagnie de mes étudiant.e.s :






 

Et ceux-là des "présentiels" (haha.) :






lundi 15 mars 2021

#01 De l'autre côté.

Nous y voilà. 

De l'autre côté de ces 94 pages de storyboard. 
De l'autre côté de ces 17 premiers mois de maternité. 
 
Je ne fais pas ici de métaphore, dessiner une bande dessinée n'a rien d'une gestation passive, c'est un travail constant. Je parle bien de la maternité qui transforme une femme en maman. 

J'ai signé ce projet au début de ma grossesse. Petit Saint Graal qu'il me tardait d'aborder. La fatigue infernale de la gestation a retardé ce moment, et puis, bien sûr, l'arrivée de l'enfant qui a redistribué toutes les cartes... Je ne m'attendais pas à ce que ce petit électron devienne en fait le noyau d'une nouvelle vie. Une priorité qui surpasse toutes les autres. 

Oui toutes. D'abord celles de dormir, manger, faire pipi, se laver... 
Et puis aussi celle de dessiner. 
Toutes les cartes sont reparties dans le distributeur et me reviennent au compte goutte. À coup de conquêtes. Comme des territoires à redécouvrir pour qu'ils existent à nouveau.

Revenir au dessin a été difficile. Moi qui croyait que ce serait évident tant cela m'habitait. Un peu comme on croit évident l'amour qu'on portera à son enfant. Et puis non. Il faut se séduire à nouveau, apprendre à se reconnaître dans les traits, se surprendre de savoir déjà des choses, de ne pas avoir oublié. Et faire aussi le douloureux constat de s'être oubliée si longtemps.

Alors ces 94 planches de storyboard, c'est un peu une petite montagne de fierté. Une lente reconquête d'espaces fertiles d'envie et de confiance.